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Pétrole, inflation et intelligence artificielle : ce qu’il faut retenir

L'IA va-t-elle remplacer les employés?

Pour les investisseurs, l’enjeu principal est l’évolution du prix du pétrole. Un prix élevé ravive les craintes d’une inflation plus forte que prévu, ce qui pourrait pousser la Réserve fédérale américaine (FED) à augmenter ses taux d’intérêt. Or, qui dit hausse des taux d’intérêt, dit baisse des actions, puisque la valeur des profits futurs diminue.

La bonne nouvelle? Historiquement, les crises pétrolières durent rarement longtemps. De plus, nous sommes dans un contexte mondial de surplus de pétrole. Donc, je demeure confiant.

Les chiffres économiques liés à l’IA

De nombreux articles sur l’IA sont publiés actuellement, et certains sont très pessimistes quant à l’avenir des travailleurs. Alors voici le constat actuel.

L’emploi continue d’augmenter

Depuis 2022, l’année où ChatGPT a fait son apparition, les États-Unis ont créé 3 millions d’emplois de cols blancs, et les salaires sont en hausse. 

Le même phénomène s’est produit à l’arrivée de l’ordinateur dans les entreprises : l’emploi a augmenté, et la moitié des postes créés entre 1980 et 2010 correspondaient à des métiers entièrement nouveaux.

Même si l’IA semble révolutionnaire, elle commet encore des erreurs dans 2 à 3 % des cas : son travail doit donc tout de même être révisé par des êtres humains. Cela limite donc pour l’instant le remplacement de la main-d'œuvre par l’IA.

Productivité : un impact encore lent à se matérialiser

On ne voit pas encore d’impact clair de l’IA sur la productivité des travailleurs. 

Aux États-Unis, la productivité a augmenté de 1,9 % en 2025, alors que l’économie progressait de 2,2 % (données du 20 février 2026). Peu d’emplois ont été créés, mais ce n’est pas inhabituel : il arrive souvent qu’une croissance économique soit 2 % supérieure au taux d’emplois créés (0,1 % en 2025).

Pourtant, en novembre 2025, 41 % des travailleurs disaient utiliser l’IA, et seulement 13 % disaient l’employer quotidiennement. Selon les experts, on devrait voir une augmentation de la productivité de 15 à 25 % sur certaines tâches.

Mais comme ce fut le cas lors de l’arrivée de l’électricité ou de l’informatique, il faudra du temps : les entreprises doivent revoir leur modèle d’affaires et intégrer l’IA dans leurs processus. Cela prendra encore quelques années…

L’évolution se fera lentement mais sûrement

Pas de panique : il faudra simplement s’adapter. Les changements seront graduels à mon avis, même si la technologie de l’IA s’améliore sans cesse. 

Changer le modèle d’affaires des entreprises prendra du temps. 

Livre du mois

En lien avec l’IA, je viens de terminer The Thinking Machine. Le livre raconte l’histoire de Jensen Huang, le fondateur de NVIDIA, l’entreprise qui fabrique les microprocesseurs à la base de l’intelligence artificielle moderne. C’est l’histoire de la plus grande entreprise technologique de notre époque!

L’auteur, Stephen Witt, s’entretient avec les principaux collaborateurs de Jesen Huang ayant contribué à faire de l’IA ce qu’elle est aujourd’hui. Et vous seriez surpris de voir comme l’histoire remonte à beaucoup plus loin qu’on ne le pense.

Bonne lecture!

Daniel Dionne

Actuaire de formation et conseiller en sécurité financière - Ellipse Services financiers
Représentant de courtier en épargne collective - MICA Capital inc.

*Sources : AI and productivity (The Economist – 28 février 2026) et AI and the labor market (The Economist – 31 janvier 2026).


Veuillez noter que ces propos reflètent mon opinion et ne constituent en rien des recommandations d'investissement. La situation financière unique de chacun peut faire varier les choix appropriés.

Je vous invite d'ailleurs à me transmettre vos questions, auxquelles je pourrai répondre dans la prochaine Infolettre, pour le bénéfice de tous.